historique

Fondées officiellement en 1979, les Éditions de Mortagne font désormais partie des maisons d’édition à « tête grise », lesquelles ont réussi, par leur dynamisme, leur crédibilité et leur faculté d’adaptation, à acquérir leurs lettres de noblesse en traversant le temps. Max Permingeat, président et fondateur, fait d’ailleurs profiter l’industrie de l’édition de sa vaste expérience en siégeant sur le conseil d’administration de l’ANEL (Association nationale des éditeurs de livres).


Max Permingeat n’en était pas à ses premières armes lorsqu’il enregistrait, en 1978, le nom des Éditions de Mortagne, après avoir fait construire, sur une rue du même nom, une bâtisse qui allait abriter la maison d’édition pendant plusieurs années. En effet, en 1972, il avait créé Les Presses Métropolitaines, dont la mission consistait à distribuer, en tant que grossiste, dans tous les dépanneurs de la province, des best-sellers, tous éditeurs confondus : le Larousse, la Cuisine raisonnée, des bandes dessinées telles Lucky Luck, des livres de poche, etc.

Fort de cette expertise, il décide alors de distribuer ses propres produits ; en six ans, il avait appris à identifier ce qui intéressait les clients et trouvait naturel de se lancer lui-même dans la publication d’ouvrages sur l’ésotérisme – dont un de Jacques Languirand –, sujet alors très en demande. Il publie aussi des livres de recettes avec Pol Martin et passe ensuite aux biographies, en commençant par celle de Paolo Noël, notre poète des mers. C’est ainsi que se sont établies les Éditions de Mortagne.

Au fil des ans, de nombreux titres deviendront des best-sellers, dont les principaux sont : Le rêve et ses symboles – les ventes atteignent à ce jour 500 000 exemplaires ; Un jour la jument va parler, roman qui s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires ; De l’autre côté des larmes, guide pratique sur le deuil qui en est à sa deuxième édition et dont les ventes atteignent 50 000 exemplaires. Jusqu’en 2002, la maison se démarque particulièrement grâce à son fonds ésotérique. C’est d’ailleurs ce genre d’ouvrages qui lui permet d’acquérir rapidement une notoriété certaine en France. À l’époque – et encore aujourd’hui –, être diffusé en Europe par une firme reconnue est un véritable exploit, une consécration…

Depuis près de 30 ans, ce qui fait la force de Max Permingeat, c’est de savoir diriger son entreprise en s’adaptant à toutes les situations et en faisant preuve d’audace. C’est ainsi qu’en 2002, les Éditions de Mortagne prenaient le risque de publier le premier tome d’une série de douze, Le feu dans le ciel, qui voyait la naissance de la désormais célèbre saga des Chevaliers d’Émeraude, dont « le succès défie toutes les lois de l’industrie », pour citer la journaliste Julie Miville-Dechesne (Téléjournal de Radio-Canada, novembre 2006). Ce succès donnera le coup d’envoi à des publications de plus en plus diversifiées : thrillers, romans grand public et fantastiques, collection Lime et citron, etc.

Après avoir fondé, dirigé et mené au succès son entreprise, Max Permingeat se soucie d’assurer la continuité da sa maison d’édition. Conscient de la fragilité des entreprises à vocation culturelle, et en dépit des nombreuses offres de rachat qu’il reçoit depuis le succès phénoménal des Chevaliers d’Émeraude, il poursuit la mise en place d’une relève concurrentielle.

Max Permingeat est un entrepreneur chanceux : Caroline, Sandy et Alexandra, ses trois filles, jouent déjà un rôle actif et dynamique au sein des Éditions de Mortagne. Il se plaît d’ailleurs à dire que l’édition est une passion transmise génétiquement dans la famille !