Edith Kabuya

Née le 14 avril 1987 de deux parents congolais, Édith Kabuya a complété un DEC en Sciences, Lettre et Arts (Collège Jean-de-Brébeuf) et un BAC en psychologie (Université McGill). Elle est mannequin à ses heures, mais préfère de beaucoup la scénarisation. En 2010, elle a scénarisé et co-réalisé un court-métrage. Son désir le plus cher est de travailler en télé un jour.
Véritable book-aholic, elle doit parfois s’interdire d’entrer en librairie parce que, chaque fois, elle en ressort avec une dizaine de livres entre les mains. Ses auteurs préférés sont Daniel Pennac, JK Rowling, Philip Pullman, Orson Scott Card, Marie Laberge, Suzanne Martel et Bruno Hébert.

Édith vous parle d’elle et de sa passion pour les livres…

« Aussi cliché que ma prochaine affirmation puisse sonner, j’écris depuis que je suis toute petite. Enfant, je dévorais tous les romans qui me tombaient sous la main et je réinventais les récits de mes auteurs préférés, leur imaginais une suite ou une fin différente. J’ai développé très tôt un goût prononcé pour les histoires mystérieuses et d’horreur.
« Résurrection (le tome 1 de la série Les Maudits) n’est pas le premier manuscrit que j’écris, mais il est le premier que j’ai terminé, le premier que j’ai osé envoyer aux maisons d’édition. Il est le fruit d’un pari avec mes deux meilleures amies en janvier 2008 : j’affirmais pouvoir écrire un roman en six mois. Elles m’ont prise au mot et m’ont donné une date de tombée. Un brin prétentieuse et arrogante que j’étais à l’époque, je n’ai rien écrit pendant les quatre premiers mois et demi. Un matin, je me suis réveillée en sursaut : il ne me restait plus qu’un mois et deux semaines pour écrire un roman sans quoi je perdais 70 dollars ! (Une somme faramineuse pour l’étudiante fauchée que j’étais.)
« Je me suis attablée avec un crayon et un cahier Canada et j’ai écrit les lignes directrices de Résurrection. D’où m’est venue l’idée, exactement? Je ne sais pas, mais c’est à partir de ce moment que j’ai développé l’histoire. J’avais une idée précise de la fin et des évènements majeurs du récit, mais à part ça, j’improvisais l’intrigue au fur et à mesure. Mon but premier n’était pas de publier, mais de m’amuser (et, ne l’oublions pas, gagner le pari).
« En automne 2009, j’ai entendu parler d’un concours organisé par les Éditions Michel Lafon et j’ai décidé d’y participer. J’ai ressorti le manuscrit et l’ai retravaillé des jours et des nuits durant, voulant à tout prix le soumettre au concours. Malheureusement, à la minute même où je devais l’envoyer électroniquement, ma connexion Internet a choisi de jouer les capricieuses. Malchance ou coup du destin? Je ne sais pas, et franchement, je n’aurais jamais cru qu’à la même date, l’année suivante, j’aurais un contrat de publication signé entre les mains…
« J’affectionne beaucoup la littérature pour jeunes adultes, que ce soit au niveau fantastique, science-fiction ou fiction. Présentement, je me consacre majoritairement sur les tomes qui suivront Résurrection, mais je signe aussi des scénarios et des chansons. »